NEWS de WOLXHEIM

Le mandat de « Grand Maître » accepté en 2015 m’a tenu éloigné de notre site et parallèlement permis de m’exprimer, certes « honorifiquement », de manière plus générale au sein de la famille des vins d’Alsace. L’expérience a été enrichissante, certes de courte durée, mais intense et riche de rencontres et d’enseignements. En partageant notre quête par le choix des thèmes retenus pour les chapitres de la Confrérie Saint-Etienne, le vin des artistes, le vin des savants, le vin des philosophes et pour clore la “tétralogie”, le vin virtuel, j’ai souhaité interroger avant tout mes confrères/consœurs et peut-être entre ouvrir une voie possible pour notre confrérie vinique : au-delà du folklore, la tradition de respect mutuel, l’absence de contingence « politique » et l’ouverture d’esprit illustrent bien mieux la confraternité d’aujourd’hui.

Donner du sens à une tradition vinique issue du 14ème siècle de manière à assurer un lien avec les générations à venir est une exigence que connaissent tous les vignerons, tant leur passage dans leur vignoble est court en regard des 190 millions d’années de vignes sur la planète Terre. 

Pour avoir rongé mon frein, je mets les bouchées doubles, en tout premier pour les vins : 3 millésimes à la fois, dont quelques vins arrivent et d’autres sont déjà partis.

 

2013 un millésime à retardement

Contrasté et tardif, le millésime 2013 a donné naissance à des vins surprenants : jeunes, leurs parfums étaient dominés par des notes oxydatives, de cidre ou de poiré, y compris les vins de l’Altenberg.

Progressivement ces notes ont disparu pour laisser place à des parfums de fruits et d’épices bien plus attractives ; parallèlement, les « bouches » ont fondu l’acidité et le sel, pour devenir charnues et amples, du sylvaner Dionysiuskapelle à l’auxerrois Horn, des pinots blancs, gris et noirs aux gewurztraminers.

 

2014 fermé, dominé par de franches acidités et des tanins marqués

Malgré les faibles volumes récoltés, les maturités étaient relativement contrastées, à l’image du millésime. Les parfums et arômes restent masqués par le gaz carbonique et la tension. Les rares gewurztraminer sont explosifs ou au contraire totalement fermés. La fraîcheur saline des rieslings et sylvaners reste un signe de belles promesses. Les rouges s’ouvrent en douceur.

Les 2015 chaleureux et confits, sans doute ouverts avant les 2014

L’ensoleillement et les chaleurs estivales ont créés des équilibres à faible acidité, sucrosité élevées et tanins tendres. Côtés blancs, la plupart fermente doucement, notamment les rieslings qui prendront encore près de 2 mois pour achever leur cycle. Sylvaner, pinots et gewurztraminer seront rarement secs, à savoir comportant moins de 2 à 3 grammes de sucres résiduels. Côté Muscat, un sec, nouveau venu, issu de l’Altenberg ; côté rieslings, « wait and trust », tant dans les moûts obtenus que dans les levures qui travaillent à leur rythme. Premier riesling mis en bouteille : le Rothstein qui affiche une acidité totale de plus de 9 points qui contrebalance les 10 gr de sucres résiduels/l: stres hydrique d’un terroir plus fragile ? Un Rothstein en dentelle, bien tendue, entre fleur blanches et rose séchée, entre gewurztraminer et sylvaner,… un Rothstein quoi !

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